celles qui suivront...
il apparaîtra à certains la tristesse de certains articles,
ou leur mélancolie, devrions-nous dire...
Pourquoi être donc autant mélancolique alors que je n'ai que 26 ans ?
Ou plutôt peut-on être mélancolique quand on est aussi jeune ?
Que regrette-t-on alors qu'on n'a quasiment rien connu ?
Il est possible de regretter des amours passés, de mauvaises actions,
des mots involontaires, des actions manquées,
une jeunesse, un rire perdu, des amitiés oubliées...
Mais la mélancolie, est-ce le regret ?
Si la réponse à cette question existait,
je doute que par la suite, on puisse être mélancolique.
Est-ce alors le remords
ou la tristesse de voir quelque chose, quelqu'un,
s'envoler vers d'autres horizons lointains ?
Comment définir cette mélancolie ?
Personnellement,
je la considère comme le corollaire des regrets, des remords.
Parfois, elle est pesante,
beaucoup trop présente, lassante, angoissante.
Mais parfois, on la recherche, en se plongeant
peut-être dans le noir, ou
dans une musique triste en fond sonore.
Pourquoi la recherche-t-on ?
Nous aide-t-elle à mieux vivre ?
A apprécier les difficultés actuelles de la vie en se
disant que l'on a vécu bien pire ?
Certes, elle est agréable :
les plus belles musiques ne sont-elles pas mélancoliques ?
Pleines de sous-entendus et d'airs tristes,
à faire pleurer et réfléchir le plus fort moralement d'entre nous.
Cette beauté, invisible aux yeux, mais sensible pour le coeur,
nous est chère.
Au fond, face aux horreurs,
ne souhaite-t-on pas justement connaître la
beauté du coeur, de son âme ?
Cette mélancolie ne peut-elle pas nous aider à mieux nous découvrir,
à connaître notre sensibilité et notre beauté intérieure ?
Elle nous apaise en nous faisant connaître la douceur,
celle que nous ne rencontrons pas tous les jours
car c'est celle qui nous est propre, celle que nous malmenons,
que nous heurtons pour nous sentir vivant
et anticiper les actes des autres.
Et pourtant, nous ferions mieux, quelques fois,
de nous fier à notre mélancolie, de la laisser
transparaître ou vivre à travers nous
car peut-être nous fera-t-elle connaître la paix de l'âme.
